Ignis Mutat Res

 

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Porteur du projet: C. Mazzoni.
Financements: Ministère de la culture et de la communication et Ministère de l’Ecologie, du développement durable, de l’énergie, 2013-2016. 
Membres de l’équipe: R. Borghi, L. d’Emilio, J.-A. Héraud, C. Mazzoni, F. Rudolf et les doctorants du laboratoire AMUP : A. Amat, L. Debus, A. Grigorovschi, FAN Lang, A. Mahfoud, M. Jaraj, I. Maznichenko, M.-Ch. Welsch, en coopération avec E. Chenderowsky (Eurométropole de Strasbourg). 

 

Penser l'architecture, la ville et les paysages au prisme de l'énergie 

La première session de ce programme de recherche scientifique avait été lancée en juin 2011 à l’initiative du ministère de la Culture et de la communication (Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère), du ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie (Direction de la recherche et de l’innovation) et de l’Atelier international du Grand Paris. Pour les deux premières phases (2011-2013 et 2012-2014), douze projets de recherche, émanant d’institutions académiques du monde entier, ont pu être sélectionnés et financés tandis que deux thèses de doctorat en cours ont été inscrites au programme. Élargi à de nouveaux partenaires publics et privés, Veolia Environnement et VeDeCoM depuis la deuxième session, le consortium de partenaires institutionnels a lancé une troisième session du Programme interdisciplinaire de recherche Ignis Mutat Res sur les rapports entre les disciplines de l’aménagement de l’espace, les sciences de l’ingénieur et l’une des notions clés de la problématique environnementale, à savoir l’énergie. Cinq nouvelles équipes pluridisciplinaires, françaises et étrangères, viennent d’être sélectionnées pour financement. L’ambition de ce programme est d’explorer, à la fois historiquementet prospectivement, la relation entre les systèmes énergétiques et l’environnement afin de soutenir de nouvelles recherches sur la qualité énergétique des bâtiments, des villes et des paysages et de stimuler une prise de conscience sur les enjeux énergétiques en considérant plus largement ses dimensions économiques, politiques, anthropologiques et sociales.

Ignis Mutat Res se veut innovant, outre sa contribution à l’ouverture des horizons d’une “architecture de l’énergie”, par la mobilisation de la communauté scientifique jusque dans l’espace complexe des relations entre recherche, formation et filières professionnelles. L’identité interministérielle et interdisciplinaire de cette action entend répondre à une exigence qui impose une vision transversale des savoirs et des savoir-faire, indispensable à la transformation qualitative de l’espace.    
 
 

Résumé du Projet AMUP 

Tram-train, ou l’énergie des courtes distances dans Strasbourg Métropole.
Acteurs, logiques et processus du projet métropolitain durable .
(dir. scientifique Cristiana Mazzoni).

 

 

 

Tram-Train, l'énergie des courtes distances dans Strasbourg métropole Ignis Mutat Res schéma

Pensée d’après le modèle polycentrique des villes allemandes et suisses, la “ville des courtes distances” (Livre vert sur l’environnement urbain, CE, 2007) introduit l’idée de redonner du sens à notre mobilité urbaine pour qu’elle développe des réseaux de transports alternatifs à la voiture, pour qu’elle s’édifie sur la base d’une politique transversale d’aménagement du territoire, valorise ses espaces naturels, réintègre les activités économiques et les commerces au cœur de ses tissus, et mène ainsi une stratégie qualitative outre que quantitative de densification de son territoire habité. A partir de ce constat, la recherche se focalise sur l’énergie des “courtes distances” de la ville post-carbone, correspondant à la performance environnementale d’un système de développement urbain basé sur les courtes distances et l’intermodalité et permettant ainsi de réduire l’accroissement de l’artificialisation des sols et les gaz à effet de serre.

Le système que nous analysons est celui mis en place par une politique territoriale qui favorise le ferroviaire léger. Il est de fait démontré statistiquement que les avancées scientifiques en matière de ferroviaire ont été capables de réduire de plus de la moitié les émissions de CO2 en 20 ans et qu’en termes de production globale de CO2 le rapport entre le routier et le ferroviaire présente d’énormes différences de valeur : 123,8 millions de tonnes de CO2 produites en France en 2010 par le système routier contre 0,5 produites par le ferroviaire. Ce système, avec tout ce qu’il comporte en termes de coûts et de montage de projets complexes, est étudié dans une situation de ville transfrontalière qui bénéficie de l’influence des modèles suisses et allemands de villes polycentriques. De par sa position géo-politique dans le territoire Rhénan, la ville de Strasbourg semble pouvoir se définir comme un territoire propice à l’expérimentation du modèle de la ville des courtes distances. Elle semble ainsi se positionner, mieux que tout autre métropole en France, en tant que laboratoire de l’énergie des courtes distances. A partir de cette hypothèse, notre problématique interroge l’impact du ferroviaire léger et en particulier du Tram-train sur le territoire urbain et métropolitain de Strasbourg. La problématique de l’inscription de la ligne ferroviaire dans le territoire à la grande échelle est articulée à celle de la conception des gares et quartiers de gares autour de cette même ligne. Nous utiliserons le logiciel NEST, plugin Google Sketch-up comme outil d’évaluation environnementale des différents scénarios mis en place. L’ensemble des données quantitatives recueillies permettra l’évaluation d’impacts et la confrontation de scénarios prospectifs à l’échelle des quartiers et des bâtiments, et notamment l’évaluation des quartiers denses autour des nouvelles gares et stations.

Les résultats escomptés sont : l’établissement d’un Etat des lieux critique des projets réalisés et/ou en cours nous permettant d’évaluer les qualités de la “ville des courtes distances” en termes de production/épargne énergétique ; la mise en place d’un Observatoire métropolitain de discussion et de création de scénarios, nous permettant de consolider les passerelles déjà mises en place entre le monde de la recherche et les acteurs institutionnels, notamment la CUS ; la mise en place d’un Dispositif “hors les murs”, lieu de discussion et d’échanges de projets liés à l’économie créative et de leur impact sur l’évolution du territoire ; la création d’un Recueil prospectif de scénarios de projets territoriaux, urbains et architecturaux répondant à la problématique énergétique et se voulant en même temps un instrument de conception utile à la fois pour les acteurs institutionnels, pour les maîtres d’œuvre et pour les étudiantsh.

Tram-Train, l'énergie des courtes distances dans Strasbourg métropole Ignis Mutat Res schéma

 

 

en savoir plus

Site du Ministère de la culture et de la communication -> IMR 

Participation du réseau ERPD (Espace Rural&Projet Spatial) au programme IMR

Présentation de la 1ère session du programme IMR

Vidéo du Colloque IMR 2015

 
 

 

 

 

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