Avis de soutenance de thèse Ali Mahfoud et Marie-Christine WELSCH

Avis de soutenance de thèse Ali Mahfoud et Marie-Christine WELSCH

Le 20/09

Salle 601, ENSA Strasbourg

9H - M. Ali Mahfoud

L'expérimentation architecturale des gares en Europe - Interaction entre image, usage et technique
Mots clefs : Gare ferroviaire, gare TGV, Grande Vitesse, aménagement urbain, quartier gare.

Sous la direction de : Mme. Cristiana MAZZONI, Professeur, ENSA de Strasbourg         
RAPPORTEURS :
M. Yannis TSIOMIS, Professeur, Directeur d’études EHESS
M. Jian ZHUO, Professeur, Université de Tongji, Shanghai

AUTRES MEMBRES DU JURY :
M. Denis BOCQUET, Professeur, ENSA Strasbourg

Résumé :

La gare est une charnière entre les techniques liées aux transports et les lieux qu’elle dessert. Elle profite aujourd’hui de son image pour marquer des nouveaux symboles dans la ville tout en assurant la qualité et l’originalité de ses espaces pour s’adapter à l’évolution des modes de vie, des temporalités et des mobilités urbaines.
Les villes européennes sont à nouveau perçues à partir de leur gare. Compte-tenu de leur taille et de leur organisation spatiale, ainsi que de la complexité des rapports qu’elles instaurent avec les quartiers environnants, les gares européennes d’aujourd’hui sont á considérer comme des lieux à fort potentiel expérimental qui reflètent à la fois les avancées techniques et leur traduction dans des espaces de qualité.
Cette étude se centralise autour de la question de l’« Europe de la grande vitesse » et des exemples innovants et intéressants des nouveaux bâtiments qui la symbolisent. Elle vise à comprendre les programmes les plus innovants en termes d’interaction entre technique, image et usage. Quelles sont donc les leçons de leur histoire et comment les gares sont-elles intégrées dans leurs contextes urbains ? Et aussi quelles techniques et programmes architecturaux pourraient être les plus adaptés à la prochaine évolution des transports pour les pays qui n’ont pas encore investi dans les réseaux ferrés ?

 

14H30 - Marie-Christine WELSCH

Entre ville et mobilité. Perception du mouvement et conception du paysage urbain
Sous la direction de : Mme. Cristiana MAZZONI, Professeur, ENSA de Strasbourg         
RAPPORTEURS :
M. Yannis TSIOMIS, Professeur, Directeur d’études EHESS
M. Jian ZHUO, Professeur, Université de Tongji, Shanghai

AUTRES MEMBRES DU JURY :
Mme Valérie LEBOIS, Maître de conférences, ENSAS
Mme Jin GAN, Department of Urban Planning, College of Architecture and Urban Planning, Tongji University

Résumé

A l’heure de la mondialisation, auteure d’une croissance sans limites des métropoles, la « mobilité » devient fer de lance ou symptôme de notre société. Le regard que nous avons porté sur elle s’appuie sur l’analyse des discours et théories centrés sur cet objet, sur le croisement des grilles de lecture propres à la discipline architecturale ou sur les références qui ont retenu l’attention de la communauté des chercheurs en architecture ces dernières années (depuis les années 2000), ainsi que sur l’observation de terrain dans une perspective comparative. Dans ce contexte, cette thèse interroge les interrelations structurantes entre mobilité et espace public au prisme des phénomènes de métropolisation. L’espace public est questionné à travers une approche morphodynamique fondée sur la primauté du mouvement et faisant de la mobilité son nouveau cadre conceptuel. Cela revient à considérer la notion de spatialité selon trois rapports – abstrait-concret (« espace-substance »), scalaire-métrique (espace topologique), localisation-mouvement (espace de perception) – qui se déclinent en trois dimensions spatiales : l’espace-lieu, l’espace-liaison, l’espace-étendue. A travers cette proposition de lecture de l’espace émerge une redéfinition dynamique des catégorisations spatiales - jusqu’à présent fondées sur la typomorphologie - à partir d’une approche morphodynamique, c’est-à-dire qui tient compte des rapports entre les forces, les mouvements et les formes. Les modèles de représentation des métropoles sont ainsi requestionnés, au même titre que les dynamiques métropolitaines actuelles. Ce cadre théorique s’appuie sur l’hypothèse que si de prime abord les ancrages semblent traqués ils restent le socle de la mobilité, qui appliquée à l’espace urbain devient un vecteur de métropolisation au coeur d’un jeu d’organisation spatiale entre le local et le global. Il promeut un retour à l’échelle du piéton en réponse au paradoxe des modalités de déplacement dans les métropoles du XXIe siècle et met en évidence que pour aller plus vite et relier entre eux plusieurs points stratégiques, voire plusieurs noeuds métropolitains, il faut pouvoir introduire la lenteur. Le modèle de la « ville des courtes distances » apparaît alors comme une nouvelle dynamique organisationnelle de l’espace métropolitain, notamment à travers la maîtrise des distances, le renforcement de la mixité urbaine et la multipolarité. Cette thèse explore et identifie l’espace métropolitain des courtes distances dans un cadre franco-chinois à travers les cas de Strasbourg et Shanghai.

Jeudi 20 septembre 2018